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Forum de l’innovation en IST à i-expo 2007

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Forum de l’innovation en IST





Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a chargé le GFII d’organiser un Forum de l’innovation en Information scientifique et technique, à l’occasion d’i-expo 2007, le salon de l’Information Numérique, de la Veille et de l’intelligence économique.

L’objectif de ce Forum est de diffuser largement des témoignages concrets d’experts reconnus ayant développé des pratiques innovantes en Information Scientifique et Technique : veille informationnelle, diffusion d’information, intelligence collective...
12 interviews ont été réalisées par la cellule webcast du CCIN2P3, les 13 et 14 juin 2007, sur un plateau numérique situé au centre du salon i-expo par un journaliste spécialisé, Michel Vajou, rédacteur de la Dépêche du GFII. Ces entretiens proposent des approches concrètes, complémentaires et innovantes en matière de mobilisation d’Information Scientifique et Technique.

Ils mettent en avant les principaux problèmes rencontrés et les critères clés pour la réussite d’un projet innovant en IST : le nécessaire soutien de la direction générale, le fait d’associer très en amont du projet les futurs utilisateurs, l’accompagnement pour l’appropriation des plates-formes...


Accès direct aux interviews réalisées

Interview de Ingrid Aubry, Responsable du programme de veille, Département Prévention Dépistage, Institut National du Cancer
Interview de Philippe Domino, Directeur, ARIST Nord Pas de Calais
Interview de Marc Guichard, Directeur adjoint, INIST-CNRS
Interview de Marie-Françoise Fily, Responsable du projet Portail IST, CIRAD
Interview de Sandrine Royer-Devaux, Médiathèque Scientifique, Institut Pasteur
Interview de Jacques Loigerot, Département Marketing Stratégique et Veille Technologique, CETIM
Interview de Marie-Colette Fauré, Service de documentation UR 86 - BioAgresseurs, Santé, Environnement, INRA
Interview de Nicole Pinhas, Directeur adjoint du Département Information Scientifique et Technique, INSERM
Interview de Hervé Kabla, Sales Information System Director, Dassault Systemes
Interview de François-Xavier Testard-Vaillant, Chargé de mission pour l’IE, EDF R&D
Interview de Alain Sève, Responsable IE, ONERA
Interview de Emmanuelle Jannès-Ober, Chef du service de l’Information Scientifique et Technique, CEMAGREF



Accès aux résumés des interviews réalisées

Interview de Ingrid Aubry, Responsable du programme de veille, Département Prévention Dépistage, Institut National du Cancer
Interview de Philippe Domino, Directeur, ARIST Nord Pas de Calais
Interview de Marc Guichard, Directeur adjoint, INIST-CNRS
Interview de Marie-Françoise Fily, Responsable du projet Portail IST, CIRAD
Interview de Sandrine Royer-Devaux, Médiathèque Scientifique, Institut Pasteur
Interview de Jacques Loigerot, Département Marketing Stratégique et Veille Technologique, CETIM
Interview de Marie-Colette Fauré, Service de documentation UR 86 - BioAgresseurs, Santé, Environnement, INRA
Interview de Nicole Pinhas, Directeur adjoint du Département Information Scientifique et Technique, INSERM
Interview de Hervé Kabla, Sales Information System Director, Dassault Systemes
Interview de François-Xavier Testard-Vaillant, Chargé de mission pour l’IE, EDF R&D
Interview de Alain Sève, Responsable IE, ONERA
Interview de Emmanuelle Jannès-Ober, Chef du service de l’Information Scientifique et Technique, CEMAGREF



Interview de Ingrid Aubry, Responsable du programme de veille, Département Prévention Dépistage, Institut National du Cancer

Lien vers l’interview

L’Institut National du Cancer est une structure qui coordonne l’ensemble des acteurs de la cancérologie et donne une visibilité internationale à la politique de recherche. Il a mis en place dès sa création une plate-forme de veille, centrée sur les problématiques de recherche, mais aussi sur les aspects sociétaux de cette maladie. La plate-forme a été opérationnelle après 3 mois de développement, en octobre 2005, et permet de surveiller tout type de sources (sites web institutionnels, sites destinés au grand public, littérature scientifique avec Pubmed et Medline, sites spécialisés...). Les informations collectées sont accessibles, après validation, via l’intranet de l’Institut : elles alimentent une base de ressources et permettent notamment d’anticiper certaines questions du grand public posées via Cancer Info Service.

L’entretien insiste notamment sur la méthodologie d’évaluation des sources et la pertinence des documents repérés. A chaque source surveillée est attribué un score sur un des quatre niveaux correspondant au type de source : sites grand public, sources non-gouvernementales, sites des agences d’état ou agences gouvernementales, publications scientifiques avec comité de lecture.
La plate-forme permet également de valider le contenu scientifique d’un document par l’intermédiaire d’un expert qui attribue un niveau de pertinence au document (document ne présentant pas de nouveauté, présentant des hypothèses intéressantes, apportant des connaissances).

Lien utile :
http://www.netscoring.com


Interview de Philippe Domino, Directeur, ARIST Nord Pas de Calais


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L’Agence Régionale d’Information Stratégique et Technologique (ARIST) Nord Pas-de-Calais est une entité rattachée à la Chambre régionale de commerce et d’industrie (CRCI). Sa mission est l’appui aux PME dans le domaine de l’information technologique et décisionnelle en relation avec leur démarche d’innovation et de développement.
Elle est composée de 8 personnes de formation technologique. L’ARIST est en contact avec 1200 entreprises en moyenne chaque année et effectue environ 100 à 300 accompagnements de projet, aussi bien dans les entreprises de haute technologie, que dans les secteurs traditionnels.

L’ARIST Nord Pas de Calais propose une palette de services aux entreprises :
- sensibilisation à l’Intelligence Economique pour toutes les PME (travail sur le système d’information de l’entreprise, protection des savoir-faire via la propriété industrielle...),
- conseil sur le développement de l’innovation à partir d’une démarche d’intelligence économique : veille utilisée comme moteur de créativité en apportant une information décalée, méthode TRIZ (outil d’aide à la créativité spécialement adapté aux contextes techniques), pratique du roadmapping (représentation graphique synthétisant les informations sur l’environnement et les marchés et permettant d’identifier les pistes stratégiques, les niches de marché à creuser...)
L’entretien met très bien en valeur la démarche de créativité associée à la veille et l’intelligence économique et la productivité des différents outils méthodologiques.

Les ARIST échangent entre elles de manière formelle lors de réunions plénières deux fois par an. Il existe également des collaborations personnalisées entre régions : partage d’expériences sur l’utilisation d’outils sémantiques avec l’ARIST Ouest.


Interview de Marc Guichard, Directeur adjoint, INIST-CNRS

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L’INstitut de l’Information Scientifique et Technique du CNRS (INIST-CNRS) facilite l’accès aux résultats issus des différents champs de la recherche mondiale. Il utilise les nouvelles technologies du marché pour satisfaire ses utilisateurs et acheteurs (via la filiale de commercialisation INIST Diffusion).

1.Proposer un meilleur accès à l’IST passe par la création de portails thématiques permettant un accès personnalisé pour l’utilisateur final, la sélection et l’achat des ressources spécifiques pour des communautés scientifiques. L’INIST propose aussi à l’ensemble de la collectivité un accès à l’information scientifique grâce à des partenariat avec Google et Exalead pour mettre à disposition le signalement d articles scientifiques internationaux publiés depuis 1990 (13 millions de références).


2. Afin de contribuer à une meilleure diffusion de l’IST publiée par les chercheurs, l’INIST a développé I-revues, un service de diffusion électronique pour la mise en ligne de revues, la numérisation d’archives et l’optimisation et/ou normalisation de la production éditoriale. L’INIST a été sollicité dans le cadre du projet Adonis " Accès unique aux données et aux documents numériques des SHS ", initiative du CNRS en liaison avec le Ministère de la recherche pour inciter à des pratiques innovantes dans le secteur de l’édition électronique et valoriser la publication en ligne (tagage, ontologies).


3. L’INIST intègre des technologies existantes ou développe des technologies pour traiter de l’information en masse à travers des outils statistiques (bibliométrie, infométrie) et outils de représentation de l’information (cartographie). Il propose des prestations de veilles thématiques comme par exemple la grippe aviaire, le bio-terrorisme ou le développement durable et fournit la copie des documents scientifiques et techniques recherchés.


Lien utile :
http://biblioshs.inist.fr/irevues.php


Interview de Marie-Françoise Fily, Responsable du projet Portail IST, CIRAD

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Le CIRAD est le centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. Il comprend un millier de chercheurs dont près d’un tiers est expatrié, avec des conditions techniques d’accès à l’information parfois difficiles.
L’équipe IST est composée de 30 personnes, dont les activités sont réparties autour de trois axes : bibliothèque, alimentation des référentiels et outils d’accès, accompagnement des chercheurs dans leur recherche d’information.

L’objectif du Portail d’accès décentralisé à l’information scientifique et technique est de faciliter l’identification des ressources (bases de données bibliographiques, revues électroniques) et leur interrogation quelle que soit la localisation géographique des chercheurs.
Ce projet est porté par la direction de l’innovation et de la communication du CIRAD.
Un moteur de recherche fédérée a été mis en place pour permettre l’interrogation des sources via une interface simplifiée. Les outils linguistiques apportent une forte valeur ajoutée et permettent aux utilisateurs d’interroger en français sur des sources multilingues, d’étendre la recherche aux termes sémantiques proches, d’extraire les concepts clés des résultats.
Le portail permet au chercheur d’effectuer lui-même la sélection des informations qu’il souhaite recevoir. Le chercheur peut sauvegarder les résultats de ses recherches pour les exporter vers des logiciels de gestion de références bibliographiques.
Les chercheurs, y compris les chercheurs expatriés, ont été associés au projet pour l’étude de besoin et pour le développement du portail. Ce point est un des facteurs clés de réussite de ce projet, qui a été très fortement soutenu par la direction générale.
Le portail ouvrira en août 2007.


Interview de Sandrine Royer-Devaux, Médiathèque Scientifique, Institut Pasteur

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La médiathèque scientifique de l’Institut Pasteur centralise tous les besoins d’informations pour les chercheurs situés aussi bien à Paris, que dans les réseaux de l’Institut Pasteur à travers le monde.
La médiathèque compte 16 personnes (pôles périodiques, catalogage, fonds patrimonial, fourniture de documents, acquisition de monographies). Un chef de projet gère les évolutions. Un informaticien en interne assure la maintenance technique du portail.
L’objectif principal de Biolib, lancé en 2000, était de diffuser l’information scientifique et d’offrir l’accès au texte intégral de l’article scientifique. Dans le cadre de ce projet, un cahier des charges très complet a été élaboré à partir d’une enquête utilisateurs. Des solutions ouvertes et évolutives ont été choisies.

Le portail donne accès à une trentaine de 30 sources web (bases bibliographiques, bases de données payantes, sites de journaux électroniques, base de données des conférences de l’Institut, catalogue de la bibliothèque...). L’usage est très variable d’un mois à l’autre. Il y a 150 à 200 utilisateurs différents sur 3 mois. Les chercheurs de la nouvelle génération sont plus enclins à utiliser le portail.

Les nouvelles fonctionnalités qui seront disponibles prochainement sur le portail concernent la personnalisation et la recherche fédérée avec dédoublonnage. D’autres fonctionnalités du web 2.0 permettraient maintenant aux chercheurs de commenter les documents, de créer facilement des forums...

L’architecture du portail va intégrer l’archive ouverte Hal-Pasteur. Comme pour l’INSERM, ne seront déposés dans Hal que des articles publiés dans les revues. Il convient maintenant de sensibiliser les chercheurs à l’importance du dépôt dans Hal.

Si les technologies commencent aujourd’hui à être matures, ce projet était en 2000 très innovant et il a été difficile d’obtenir les fonctionnalités demandées. Le projet a été soutenu financièrement par la direction générale, même si elle n’a pas eu le rôle attendu pour accélérer l’usage du portail par les chercheurs. Pour le succès d’un tel projet de portail scientifique, il est important d’impliquer les utilisateurs dès le début, de bien identifier des phases de développement successives et de sélectionner des solutions évolutives et ouvertes.



Interview de Jacques Loigerot, Département Marketing Stratégique et Veille Technologique, CETIM

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Le CETIM est un centre technique qui a pour objectif de faire de la recherche, du développement et du transfert pour les industriels de la mécanique en France, soit 6500 entreprises, de la PME aux grands groupes internationaux.
Le CETIM travaille en réseau à l’intérieur des CTI, centres techniques industriels, dont une des missions est la veille professionnelle pour informer les industriels sur leur environnement et l’évolution de leur environnement.
Au CETIM, la veille débute par un travail d’analyse et d’identification des thématiques, à partir des 21 commissions professionnelles auxquelles participent des industriels et d’interviews d’experts internes.

Le socle de la veille du CETIM est constitué par son réseau (industriels, clients et fournisseurs des industriels, centres techniques, universités ; experts internes) : il s’agit tout d’abord d’animer ce réseau pour récupérer de l’information, l’analyser puis la diffuser aux clients via une plate-forme collaborative en extranet. La veille est réorientée en fonction des réactions des industriels.

Le CETIM réalise 400 produits de veille par an : produits internes pour les experts du CETIM, produits pour des groupes d’industriels, produits individualisés : questions-réponses (plus de 500 questions traitées par le service veille), recherches d’informations sur un produit, états de l’art (collecte, synthèse sur le marché, les acteurs, les technologies, les réglementations puis étape de validation).

L’activité de veille a fortement évolué au sein du CETIM ces dernières années ; d’une période où il était très difficile de récolter de l’information, nous sommes passés à la surabondance d’informations : le veilleur a un vrai rôle d’animation pour récolter de nouvelles sources auprès d’experts, qualifier, valider ces sources puis les diffuser.

Dans les mois à venir, le CETIM va développer des services d’information personnalisée pour les experts ou des clients, via des flux RSS par exemple.
Les veilleurs des centres techniques industriels échangent sur leurs bonnes pratiques au travers de réunions trimestrielles et d’espaces collaboratifs.


Interview de Marie-Colette Fauré, Service de documentation UR 86 - BioAgresseurs, Santé, Environnement, INRA

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Le Département de santé animale de l’INRA a développé VERSA, un Outil de Veille réglementaire en expérimentation animale, expérimentation en zone confinée et biosécurité.
Ce projet s’adressait au département de santé animale, puis a été ouvert aux autres organismes de recherche, à l’Inserm et au CNRS. Il est maintenant disponible sur Internet. 450 utilisateurs sont connectés, issus des organismes publics mais également de sociétés privées.
Le projet a démarré début 2005 et a ouvert en automne 2005. 4 ingénieurs ont été mobilisés pour le développement de ce projet avec des développements informatiques très spécifiques.
Dès le démarrage du projet, le projet a reçu le soutien du chef du département, ce qui a contribué à son rapide déploiement.

VERSA propose l’accès à une base de données de référence dans le domaine de l’expérimentation animale pour assurer la veille relative à la réglementation en expérimentation animale, avec accès intégral aux textes réglementaires. Un module de communication permet les échanges et la remontée d’informations au sein d’un réseau d’experts. La page du veilleur recense les dernières informations collectées dans la base de données référencement sur l’expérimentation animale, diffusées également via un fil RSS.

De nouveaux modules seront prochainement proposés aux chercheurs :
- un volet socio-professionnel pour répondre aux soucis des filières d’élevage,
- un volet plus industriel autour d’une action de veille pour diversifier les partenariats vers PME et les start-up.
- une veille événementielle : appels d’offre, formations
- une veille en santé animale et maladies émergentes.

Lien utile :
http://wcentre.tours.inra.fr/sa/internet/reglementation/


Interview de Nicole Pinhas, Directeur adjoint du Département Information Scientifique et Technique, INSERM

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L’INSERM, Institut National de la santé et de la recherche médicale, est un institut comportant 350 unités de recherche. Le département IST, composé de 12 personnes, a une mission d’appui à la recherche.
L’Inserm est, depuis 1969, partenaire de la National Library of Medecine qui diffuse Medline et Pubmed, outils incontournables des chercheurs du domaine biomédical.
L’INSERM a développé avec l’INIST le serveur "BiblioInserm" afin d’optimiser l’accès à l’information scientifique de ses laboratoires. Cette bibliothèque électronique permet à l’ensemble des structures Inserm, via un accès réservé, d’accéder à toutes les ressources disponibles gratuitement sur internet ou souscrites au niveau national par l’organisme.

L’INSERM a développé avec l’INIST le serveur "BiblioInserm" afin d’optimiser l’accès à l’information scientifique de ses laboratoires et de disposer d’un accès réservé et direct aux bases de données et publications couvrant l’ensemble des recherches en santé et médecine.

L’INSERM a travaillé à la mise en place d’archives ouvertes sous l’impulsion du professeur Pierre Oudet de l’Université de Strasbourg. Des aménagements ont été apportés à HAL, serveur national pour les archives ouvertes, pour l’adapter à la politique de l’INSERM et au domaine biomédical afin de disposer d’une plate-forme inter-opérable avec PubMed Central.

L’INSERM, comme les NIH, verse dans ses archives institutionnelles des articles acceptés par des revues à comité de lecture. Sont versées les dernières versions "auteur" des articles acceptés. L’INSERM distingue le dépôt de l’article de sa visibilité. Un article en général devient visible 6 mois après sa publication, en fonction de la politique des éditeurs. L’INSERM est conscient des enjeux économiques des archives institutionnelles pour les éditeurs, et notamment pour les sociétés savantes.
>Tous les articles déposés à travers l’interface HAL-Inserm sont directement reversés dans HAL et la plupart d’entre eux seront également transférés dans PubMed Central, ce qui procure aux chercheurs une visibilité internationale très importante.

L’INSERM conduit une politique pour sensibiliser les chercheurs à l’importance du dépôt : présentations aux directeurs d’unité, démonstrations sur sites, réunions de laboratoires. Aujourd’hui grâce à la politique volontariste de la direction générale, 20 % des articles sont déposés.

Le succès d’un projet d’archives institutionnelles repose sur la définition claire d’une politique institutionnelle, sur le soutien de la direction générale et sur un travail de sensibilisation des chercheurs à l’importance des enjeux.

Lien utiles :
http://hal.archives-ouvertes.fr/
http://biblioinserm.inist.fr/



Interview de Hervé Kabla, Sales Information System Director, Dassault Systemes


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Dassault Systemes est un éditeur proposant une gamme logicielle pour la gestion du cycle de vie des produits. Créé en 1981, le groupe compte plus de 6500 personnes réparties sur l’ensemble de la planète, dans des laboratoires de recherche et des entités commerciales.
Hervé Kabla est responsable du système d’information de l’entité commerciale France, qui compte 140 collaborateurs avec des profils management, technique et commercial, répartis sur une douzaine de sites en France et en Belgique. Pour renforcer la cohésion entre ces équipes, partager la connaissance et les savoir-faire entre les équipes, une plate-forme de blogs collaboratifs d’entreprise a été installée, avec une double fonction de veille et de partage des connaissances.
Le choix de la plate-forme de blogs a été réalisé fin janvier 2006. Dès mars, après une première réunion de sensibilisation, on a compté une vingtaine de blogeurs, qui ont fait la promotion de l’outil Smartkiwi. Fin juin 2006, il y avait déjà une centaine de blogs.
La plate-forme permet d’avoir accès aux contributions de l’ensemble des collaborateurs pour identifier compétences et ressources sur les produits.
Les contributions sont accessibles via un moteur de recherche en texte intégral, par catégories (30 environ), par mots-clés et tags. Les collaborateurs indiquent eux-mêmes les métadonnées.

Il y a 300 blogs ouverts dont 150 blogs actifs, au travers du portail, soit 5000 contributions.
Les vendeurs sont plutôt de grands lecteurs et les profils techniques de grands contributeurs.
On note une très grande diversité des sujets, en fonction des profils.
Cette plate-forme permet utiliser les moyens internes pour obtenir les réponses aux questions que se posent les collaborateurs. La rapidité du déploiement du système et le besoin de participer des collaborateurs ont surpris : chacun peut contribuer à la vie de l’organisation en proposant des idées de produits, des approches marché...
Il n’y a pas eu de définition d’un code d’usage qui risquait de limiter le foisonnement des échanges, ni de charte d’utilisation, en faisant confiance au professionnalisme des collaborateurs. Il n’y a eu aucun dérapage.

Les collaborateurs d’autres entités du groupe ont accès à la plate-forme et sont très intéressés par la qualité des informations qui y figurent. Pour le moment, les contributions sont en français.
Des communautés en anglais vont être créées. Dans un second temps, des wikis vont être développés pour l’animation de sous-communautés.


Interview de François-Xavier Testard-Vaillant, Chargé de mission pour l’IE, EDF R&D

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EDF R&D se compose d’une population homogène de 2000 ingénieurs-chercheurs.
Dans ce cadre, l’activité d’intelligence collective se déploie sur trois axes :
- la professionnalisation de la collecte de l’information : la diversification des sources d’information et l’automatisation a permis d’élargir considérablement le spectre de la recherche et donc d’être mieux informé ;
- la production d’atomes de connaissance : quand un ingénieur chercheur a accès à une information sur la plate-forme Hermès, il peut commenter cette information.
- la production de connaissances : explicitation de connaissances construites et structurées.

Le passage de l’intelligence économique à l’intelligence collective est plus difficile.
La difficulté n’est ni sur les méthodes, ni sur les outils, mais sur le management. Chacun doit être convaincu au-delà des intérêts de l’entreprise que son intérêt propre est de partager ses connaissances. Cet effort de conviction est coûteux en temps et en énergie.
La curiosité intellectuelle est un moteur important. Le fait d’expliciter la connaissance contribue aussi à la construction de cette connaissance.

Le projet R&Dpedia a pour objectif d’expliciter les connaissances de manière structurée, à partir de la technologie des wikis. Pour répondre aux besoins propres, des adaptations ont été nécessaires : la saisie des informations se fait via des fiches structurées facilitant ainsi le transfert des connaissances à partir de grilles (description de produit, d’une société concurrente, d’un laboratoire de recherche). D’autre part, il y a une connexion du pérenne et de l’information défilante grâce à une indexation automatique : les dernières informations relatives à un sujet sont mises à disposition et sont attachées aux connaissances.

Le projet R&Dpedia a débuté il y a trois mois. La principale difficulté sera d’atteindre une masse critique. En effet, on touche la structure même de l’entreprise, qui est intrinsèquement pyramidale. L’objectif est que cette encyclopédie puisse toucher d’autres entités de l’entreprise.

Avant de commencer ce projet, un cahier des charges a été élaboré. Aucune plate-forme commerciale ne répondait à plus de 50 % de la demande. En effet, l’orientation même des plate-formes allait vers l’intelligence économique et non pas l’intelligence collective, pour produire de la connaissance. EDF R&D a donc choisi une plate-forme open source collaborative, dont le noyau était suffisamment solide. Le prototype a été développé en interne. La production du logiciel sera externalisée. Cette plate-forme sera partagée avec l’ONERA, qui a la même culture et globalement les mêmes budgets qu’EDF R&D.
Le succès de telles démarches repose sur l’identification de candidats volontaires et de trouver au départ des sujets sur lesquels on peut facilement expliciter la connaissance.


Interview de Alain Sève, Responsable IE, ONERA

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L’ONERA est un EPIC qui a pour mission d’évaluer et de produire de la recherche et des technologies dans les domaines de l’aéronautique, de la défense et de l’espace. L’ONERA compte 2000 collaborateurs répartis sur plusieurs sites en France.



Au format classique de l’intelligence économique, une cellule travaillant au seul profit de la direction générale ou du comité directeur, l’ONERA a préféré une démarche d’intelligence collective.
Il s’agit de reconstruire une démarche de veille qui puisse impliquer l’ensemble des collaborateurs. En effet, les informations ont du mal à circuler au-delà d’un département alors qu’elles pourraient intéresser plus largement l’organisme. La veille à l’ONERA est indépendante du service de documentation et travaille sur d’autres territoires.
La démarche d’intelligence collective permet de capitaliser de l’information interne et de capturer de l’information externe, en la rendant accessible à l’ensemble du personnel via une plate-forme ad-hoc. Cette plate-forme est connectée à de nombreuses sources et permet à chaque collaborateur de personnaliser son bouquet d’information et de construire son propre plan de veille.
Le premier usage de la plate-forme est actuellement la consommation d’information. Il est plus difficile de faire produire de l’information. Une démarche d’intelligence collective ne fonctionne pas seule : il faut accompagner l’appropriation de la plate-forme, il faut inciter à mettre des comptes-rendus de missions... On constate à l’ONERA que le fait de mettre à disposition sur la même plate-forme de nombreux fils d’informations externes a peut-être eu un impact négatif sur la production interne d’informations. Il faut sensibiliser l’ensemble de l’ONERA au fait que le capital informationnel est une véritable richesse.
Beaucoup d’applications du web 2.0 sont adaptables en entreprise et notamment celles qui permettent un accès personnalisé à l’information.



Interview de Emmanuelle Jannès-Ober, Chef du service de l’Information Scientifique et Technique, CEMAGREF

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Le CEMAGREF est un institut de recherche qui compte plus de 1000 personnes, réparties sur 9 sites en France. Son cœur de métier est la recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement. L’information scientifique et technique est portée par un service de 14 personnes, lié à Direction générale et longtemps tourné vers des activités d’édition, et un réseau de 16 documentalistes répartis en région.

L’évolution de l’IST a conduit une réorganisation de la structure : les activités d’éditions ont été mutualisées au sein d’un GIE, Editions Quae, qui rassemble également l’Ifremer, l’Inra et le Cirad. Le service d’IST a été réorienté pour l’appui à l’animation scientifique et à la stratégie, via des prestations de veille stratégique et de veille scientifique et technologique.
Plusieurs étapes ont été définies pour la construction d’un projet formalisé dans le domaine de la veille : identification des acteurs, définition d’un langage commun, partage des informations issues de la collecte et l’analyse de la collecte.

Ces projets ne peuvent qu’être impulsés par la Direction Générale : des formations à la veille ont été organisées pour la direction générale, puis pour l’ensemble des scientifiques, ce qui a nécessité une adaptation du discours. L’accueil a été très favorable et les synergies collatérales ont bien été comprises, mais le temps à consacrer à la veille est considéré comme un frein majeur.

Le service IST propose un appui à la démarche de veille : identifier les sources, " brancher " les outils de collecte et de partage ;. Il est important de bien positionner les missions de chacun : l’expert IST est expert dans sa mission d’accompagnement et non pas dans l’analyse du produit de la veille. Le veilleur est l’expert.

Pour le moment, l’objectif est de montrer ce qu’apportent les outils en terme de collecte et de tri mais aussi leurs limites : les résultats, par exemple sous forme de cartographie, proposés par les outils peuvent en effet appeler des questions et des débats.

Le principal défi est le partage d’information : il y a une vraie demande autour des outils de travail collaboratifs. Une palette d’outils sera proposée en fonction des besoins (wikis, blogs...).
La cellule de soutien de veille à l’IST n’est qu’un élément du dispositif de veille au Cemagref, qui sera intégré au nouveau site intranet du Cemagref, avec un nouveau système d’édition de contenus.

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